Dès lors, des questions appropriées incluant l`identification,la classification, la composition des déchets électroniques dangereux ou pas,de leur commerce international, y compris les échanges Nord-Sud et le commerce intra régional ; et la nécessité de renforcer la coopération internationale pour la réutilisation de ces matériaux méritent réflexion.
Même si l’utilité de l’informatique n’est plus à démontrer, il n’en demeure pas moins que les déchets liés à cet outil autrement dit e- waste restent un problème de l’heure surtout pour les pays en voie de développement.
JUSTIFICATION DE LA PROBLEMATIQUE.
En raison de la croissance économique et technologique rapide,des individus et des sociétés à travers le monde achètent en grandes quantités des ordinateurs, des téléviseurs, des portables;bref du matériel informatique, qui sont souvent remplacés, après une courte durée d`utilisation,par de nouveaux modèles comme technologie plus avancée. D`une part, ceci pose le problème du traitement de ces nombreux déchets contenant du plomb, du cadmium, du mercure et d`autres matériaux dangereux.
D`autre part, cela soulève l`opportunité de l`importance de l`approche d`une gestion intégrée du cycle de vie des déchets pour une gestion rationnelle sur le plan écologique.
Étant donné que le matériel informatique,notamment les ordinateurs, les téléviseurs et les téléphones portables sont très largement répandus, la gestion de ces produits à leur fin de cycle de vie utile a déjà commencé à attirer l`attention de la presse et du grand public. Pour une gestion écologiquement rationnelle des équipements électroniques, tous les secteurs relatifs à l`industrie électronique et les acteurs (Gouvernement, Société Civile, ONGs, etc.) ont un intérêt à joindre leurs forces pour trouver des solutions durables.
CADRE JURIDIQUE
Le Sénégal, à l`instar d`autres pays, a sur le plan institutionnel inscrit dans la constitution la préservation d`un environnement sain. En effet l`article 8 stipule que « tout homme a droit à un environnement sain ».
Sur le plan international, le Sénégal a ratifié et signé la Convention de Bâle sur « le contrôle du mouvement transe frontière de déchets dangereux et de leur élimination ».Le point focal reste le Ministère de l`environnement et de la protection de la nature.
En novembre 1999, le Sénégal a élaboré un plan national de gestion des déchets.
S`y ajoute que l`Etat du Sénégal abrite aussi le Centre Régional de la Convention de Bâle pour les pays Francophones d`Afrique.
Sous ce rapport, il y `a un engagement et une réelle volonté politique qui se dégagent.
Opérationnel depuis 1999, le Centre Régional ambitionne de devenir un centre de référence concernant la gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques et des déchets dangereux.
Les principales activités sont axées sur la gestion des déchets identifiés comme particulièrement problématiques en Afrique à savoir: les huiles usées, les déchets biomédicaux, les Polychloro Bi phényles (PCBs) et les pesticides obsolètes. Ses activités sont entre autres, la réalisation d`une étude de faisabilité pour la mise sur pied d`une unité de traitement sous régionale des huiles usées, des PCBs et des pesticides obsolètes, la préparation d`un plan de gestion des déchets biomédicaux dans les différents pays polarisés.